Emilie Aussel

Née en 1980 à Montpellier, Emilie Aussel étudie aux Beaux-Arts de Montpellier, à la Villa Arson, puis au Fresnoy, elle s’est ensuite installée à la capitale. Se cherchant entre art et cinéma, elle a collaboré à des créations chorégraphiques, théâtrales et musicales pluridisciplinaires et élabore ainsi des installations vidéos destinées à la scène. En 2009, le tournage d’un court-métrage à Marseille fut le déclecheur. Quelques années plus tard, trois court-métrages ont suivi, produits par Shellac. Des films de bande et de solitude interrogeant le rapport à l’intime et au collectif où se racontent des histoires d’amitié et d’amour pour faire le portrait d’une jeunesse consciente d’elle-même, non dépourvue d’humour, d’ironie et de romantisme. Une jeunesse en quête d’absolu et de communauté émotionnelle, cherchant ici-bas ce quelque chose qui la dépasse. Parallèlement, Emilie mène aussi de nombreux ateliers cinéma avec des adolescents et des jeunes adultes. Chaque atelier est le moyen d’être au contact de jeunes gens qui pourraient peupler ses récits, de les inviter à écrire, à jouer, à filmer, à parler d’eux, de leurs sentiments, de leurs rapports aux autres, au monde. Meneuse aussi de workshops en École d’Arts, École d’art dramatique ou avec le G.R.E.C. Accompagnée par Shellac, elle développe « Mourir jeune », long-métrage co-écrit par Emmanuelle Bayamack-Tam, auteure publiée chez P.O.L et Yacine Badday, scénariste. un autre projet de long est en court : « L’extase de Dorothée ».

L’extase de Dorothée

1995. Dorothée, 15 ans, dédaigne les nourritures terrestres et met à l’épreuve son corps dans une
pratique à haut niveau de la gymnastique. Elle n’a peur de rien, cherche l’envol, la perfection. Un
week-end de retour au village, elle décide de suivre sa meilleure amie Joséphine, dans une fête en
pleine nature. Cette nuit-là, elle rencontre Dylan. Grâce à la musique électronique, la danse et
l’amour, Dorothée libère son corps et connaît enfin l’extase.

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