Le Lab Doc s’inscrit dans le prolongement du Lab Med, pour le documentaire, avec cette même ambition de favoriser le rapprochement des pays méditerranéens au travers du travail de leurs cinéastes. En savoir plus…

Linda Qibaa

Linda Qibaa vit à Marseille. Elle a suivi un cursus de photographie à Icart-Photo. Elle a travaillé pendant un temps dans des studios à Paris. Elle a ensuite repris des études de philosophie à Paris 8 puis de recherches comparatives en anthropologie, sociologie et histoire à l’EHESS. C’est là qu’elle commence à s’intéresser à l’anthropologie visuelle et au documentaire de création.

Vigiles

Un supermarché dans lequel se croisent, se toisent et se défient des vigiles et des voleurs. Un PC sécurité qui ressemble à un mirador où Victor observe toute la journée des écrans de vidéosurveillance. Il y raconte son arrivée en France et pose un regard aiguisé sur le monde. Une ville usine, qui reprend une dimension humaine et devient lieu refuge que l’on peut habiter.

Chiara Tripaldi

Chiara Tripaldi a étudié l’écriture de scénario à Milan et la réalisation de documentaires à New York. Elle a commencé à travailler comme scénariste en 2017, puis comme coordinatrice de production indépendante sur le tournage de courts métrages, de clips vidéo et du documentaire “Inside the Vatican” pour BBC2. En 2020, elle tourne son premier documentaire, « Fighting America » à New York. Elle vit à Rome et a récemment travaillé comme rédactrice d’histoires pour Cattleya.

Controra

« Controra » est un docu-voyage dans une ville, Tarente, célèbre surtout pour l’affaire de la pollution de l’Ilva. À l’intérieur de son périmètre plusieurs énergies résistantes sont nées : elles essayent d’en redessiner les limites, en créant des espaces sociaux et culturels. Max, Mirko, Cosimo et Giovanni me guident à l’intérieur de Tarente, la ville où je suis née et que j’ai quittée, quand j’étais petite, brusquement. “Controra” c’est mon acte d’amour pour elle.

Alaa Ashkar

Alaa Ashkar est un réalisateur palestinien qui vie entre la Galilée et la Gironde. Il parle couramment le français, l’arabe et l’hébreu. Après avoir fait ses études de droit à Netanya en Israël, il finit en 2006 un Master en Sciences Politiques en France qui l’emmène à travailler dans le domaine de la solidarité internationale autour de la méditerranée (Égypte, Italie, Israël/Palestine). En 2017 il s’intéresse au cinéma indépendant pour exprimer son regard sur les rapports humains et réalise « On récolte ce que l’on sème », un film qui traite de la question de la mémoire des Palestiniens en Israël. Le film a remporté le prix du meilleur film documentaire au festival de Lucania en Italie.

Les bédouins d’Al Rashaideh

En Cisjordanie, à 20 km au sud du Bethlehem, une famille de bédouins bergers vit dans le désert depuis des générations. Un jour, deux représentants de l’armée israélienne viennent leur annoncer une mauvaise nouvelle : Cette terre est une zone militaire, la ferme risque d’être démolie.

Laura Farrugia

Laura Farrugia est réalisatrice et comédienne. Après des études de mise-en-scène à l’Université de Glasgow, elle travaille au sein du Citizens Theatre puis dans la compagnie de théâtre Paprika à Toronto. Depuis son retour à Paris et la réalisation de plusieurs courts-métrages, elle se consacre à l’écriture de son premier long-métrage de documentaire Bezness et prépare un court-métrage de fiction Marvin qu’elle co-réalise.

Bezness

Bezness: n. m. Homme tunisien expert en manipulation sentimentale et prêt à tout pour une

compensation financière ou pour obtenir des papiers européens.

Mon père, ses amis, mes cousins… tout le monde semble avoir été un Bezness autour de moi. Fascinée par les arnaques sentimentales après avoir découvert la façon dont mes parents se sont rencontrés, je pars en Tunisie à la découverte des Bezness, ainsi que des femmes qui se laissent séduire par leur jeu.

Joel Cartaxo Anjos

Joel Cartaxo Anjos a grandi au Portugal, avant de s’installer à Paris pour étudier le cinéma. Il est diplômé du Master Professionnel Cinéma par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En 2019, il réalise le court-métrage « Si loin de Kaboul », diffusé sur France 3 et présenté à plusieurs festivals. « Elle est partie ailleurs » est son projet documentaire le plus récent, lauréat du Grec Rush 2021.

Marina

Marina Gulbahari, actrice célèbre en Afghanistan, est réfugiée politique en France. Traumatisée par une enfance bâtie sur les piliers de la violence, elle décide de franchir les frontières pour retrouver sa mère en Iran. Ce voyage marqué par paysages, rencontres et solitude, la confrontera à une traversée physique et intérieure. La recherche de la réparation face au traumatisme, dans un cheminement où parmi les ombres se cherche la lumière : surmonter et dépasser son propre passé.

Aurélia Makdessi

Aurélia Makdessi est une réalisatrice franco-libanaise de 39 ans. Après des études de Lettres Modernes et de Sciences de l’Information en Sorbonne, puis quelques expériences en journalisme TV, elle a exercé différentes fonctions dans l’audiovisuel, essentiellement au Maroc où elle a vécu plus de 15 ans. D’abord dans la production de longs et courts métrages, de clips, de publicités puis dans la réalisation de documentaires, notamment pour Al Jazeera. Également Professeur de Lettres Modernes et de Cinéma depuis une dizaine d’années, elle a enseigné principalement au lycée français à Casablanca jusqu’à son retour en France en 2019.

Olivier Chantôme : Olivier Chantôme, basé en Allemagne, est photographe. Sociologue de formation et spécialiste des conflits au Moyen Orient, il s’intéresse particulièrement au Liban à travers l’aspect mémoriel. Il finalise actuellement un premier ouvrage mi-essai photographique mi-sociologique sur la ville de Tripoli (Liban) qui sortira aux Éditions B2 courant 2022.

Entre les courbes

Tripoli, Liban, 2021. La grande cité du nord, vivante et anarchique, dans laquelle Joe, Bilal, Omar, Ahmad et les autres tentent de se construire tant bien que mal. Pour se sentir vivants, libres ; ils pratiquent le free running sur les courbes bétonnées de la foire internationale, une œuvre impressionnante mais oubliée du grand architecte brésilien Oscar Niemeyer. Abandonné et en ruine, le site est à l’image du pays. Deux mondes se côtoient, deux temporalités se mêlent et tentent de s’en sortir.

Coraline Molinié

Toute petite déjà, Coraline voulait découvrir le monde. Alors pour cela, elle a choisi de le filmer. Quelle meilleure fenêtre sur l’ailleurs, sur la vie des autres ? Elle y voit une incroyable opportunité d’expérimenter d’autres cosmologies, d’élargir son champ de vision, d’apprendre. Après des études en journalisme et en réalisation de documentaire, elle part « en immersion » : 5 années au Cameroun suivies de 3 autres en Asie du Sud-Est, où elle couvre l’actualité pour la télévision française et étrangère. Au centre de sa démarche : appréhender d’autres façons d’être au monde. De retour en France, elle continue son travail de mise en perspective, particulièrement sur notre rapport à la nature et au monde vivant, à travers ses projets de films documentaires.

A l’école de la pensée sauvage

Au commencement des temps, les humains et les animaux parlaient la même langue, ils
se comprenaient. Pour renouer avec cette intériorité commune et permettre la possibilité
d’un dialogue, l’école de la forêt de l’Artois, une école primaire installée à l’orée d’un
bois de 7 hectares à Duisans, près d’Arras, immerge les enfants dans « l’expérience du
sauvage ». C’est la première « école en pleine nature » de la région Hauts-de-France et
cette année, un projet pédagogique alliant pistage de la faune sauvage et philosophie
risque de bouleverser le rapport au monde de ces petits éco-citoyens du monde d’après ;
et le nôtre ?

Sara Shazli

Diplômée de l’université américaine de Paris en études cinématographiques, Sara a également étudié les beaux-arts à l’université Concordia de Montréal et à l’ESEC, Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques à Paris. Après l’obtention de son diplôme, elle retourne en Egypte où elle travaille comme assistante-réalisatrice et comme photographe. Son documentaire Jo a été projeté au Festival International de Cinéma Cinemed à Montpellier en 2014 dans le cadre d’un hommage à Youssef Chahine. Son dernier court-métrage Isabel a été sélectionné et primé en 2020 au Festival International du Film du Caire dans la section Cinema of Tomorrow.

A la recherche de Woody

Sara, petite fille solitaire, grandit au Caire auprès de Woody, sa nourrice éthiopienne. Vingt ans plus tard, Sara part au Canada, à la recherche de sa « mère de cœur ». Archives familiales et images du présent se mêlent, rêverie enfantine et âpre réalité se confrontent. Le voyage pour retrouver Woody passe par des chemins inattendus.

Et si la quête de Sara en cachait une autre ?

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